L’obésité est une maladie chronique

Indications

En 1997, l'OMS (Organisation mondiale de la santé) a reconnu l'obésité comme étant une maladie chronique.
À l’échelle mondiale, le nombre de cas d’obésité a presque triplé depuis 1975.
En 2016, plus de 1,9 milliard d’adultes – personnes de 18 ans et plus – étaient en surpoids.

Sur ce total, plus de 650 millions étaient obèses. En effet, on estime que 24 % des hommes et 27 % des femmes dans le monde sont obèses. 39% des adultes âgés de 18 ans et plus étaient en surpoids en 2016 et 13% étaient obèses.

Aux Etats-Unis, c'est 34 % de la population qui est obèse.
En France, près de 15 % de la population adulte est obèse (environ 7 millions de personnes).

Ce chiffre était de l’ordre de 8,5 % il y a douze ans (environ 3,6 millions de personnes).
La population française obèse a donc quasiment doublé entre 1997 et 2012.
L’obésité entraine une surmortalité. Chaque année, dans le monde 2 800 0000 personnes décèdent de leur obésité.

Ces chiffres qui augmentent régulièrement justifient que l'obésité soit un considérée comme un véritable fléau pour la santé publique.

Définition de l’O.M.S

"L'obésité est définie comme un excès de masse grasse qui entraîne des conséquences néfastes pour la santé".

En pratique, l’obésité se définit à partir de l’index de masse corporelle (I.M.C.) : L’indice de masse corporelle (IMC) permet d’estimer l’excès de masse grasse dans le corps et de définir la corpulence. Plus l’IMC augmente et plus les risques liés à l’obésité sont importants.

Pour le calculer, il suffit de diviser le poids (en kg) par la taille (en m) au carré. Consultez la table d’indice de masse corporelle (IMC) pour déterminer votre corpulence.

                                                                                 IMC=Poids (kg) / Taille (m) ²

                                                                                                                        • 18,5 < IMC < 25 = Corpulence normale                                                                                                  

                                                                                                                        • 25 < IMC < 30 = Surpoids                                                                                                  

                                                                                                                        • 30 < IMC < 35 = Obésité modérée                                                                                                     

                                                                                                                        • 35 < IMC < 40 = Obésité sévère                                                                                               

                                                                                                                        • IMC < 40 = Obésité morbide ou massive

Conséquences de l’obésité

L’obésité est une maladie chronique. Elle peut, en particulier lorsqu’elle est sévère ou massive, entraîner des difficultés dans la vie de tous les jours.
Le risque de décès prématuré lié à l’obésité est bien connu. En 2014, on observait 2,8 millions de décès dans le monde en relation avec l’obésité.

Les patients en excès de poids ont un risque élevé de complications

Diabète

En France, les personnes en surpoids ont 3 fois plus de risques de présenter un diabète et 7 fois plus de risque en cas d'obésité.
Il s’agit du diabète de type 2 encore appelé "diabète gras".

Parmi les personnes atteintes de diabète de type 2, 43,1% ont une obésité
Une accumulation de tissu adipeux à l’intérieur de la cavité abdominale (tissu adipeux intra-abdominale), est associée à une intolérance au glucose et à une hyperinsulinémie résultant d’un état de résistance du métabolisme du glucose à l’action de l’insuline (résistance à l’insuline). La résistance à l’insuline est caractérisée par l’incompétence de l’insuline à exercer son action sur l’entrée du glucose dans les tissus et sur son métabolisme. La relation entre l’obésité et la résistance à l’insuline est maintenant reconnue.

De plus, l’obésité, particulièrement sa forme intra-abdominale, contribuerait au développement de la résistance à l’insuline en augmentant la mise en circulation de substrats lipidiques et leur entrée dans les tissus. Ainsi, l’hyperinsulinémie constitue une réponse adaptative à la résistance à l’insuline des tissus périphériques.

La résistance à l’insuline est considérée comme un état pré-diabétique, le diabète de type 2 étant l’étape subséquente où une sécrétion inadéquate d’insuline par un pancréas épuisé ne parvient plus à maintenir une glycémie normale. La résistance à l’insuline est donc un facteur de risque de développement à la fois du diabète de type 2 et des maladies cardiovasculaires.
Il a été démontré récemment que certaines interventions (by pass gastrique) avaient une action efficace sur le diabète, permettant souvent d’arrêter les traitements et de retarder les complications dramatiques du diabète, surtout si la maladie est prise à temps.

Complications cardio-vasculaires

Les maladies cardiovasculaires : insuffisance cardiaque, infarctus, AVC, hypertension artérielle, la dyslipidémie.

Les personnes en surpoids ont 2,3 fois plus de risques d'avoir une hypertension par rapport aux personnes ayant un IMC normal. Pour les personnes en obésité, c'est 3.6 fois plus de risques avec un IMC normal.

A cause du dépôt de graisse sur les parois internes des vaisseaux sanguins, le sang ne parvient pas au coeur/cerveau. De plus l’excès de poids nécessite d’augmenter la pression artérielle pour vasculariser tous les organes). L’hypertension endommage le cœur, les vaisseaux notamment ceux du cerveau et des reins.

Insuffisance veineuse

Il se traduit par des varices, jambes lourdes et ulcères à cause de la mauvaise qualité des tissus et l’absence/le manque d’activités physiques.

Complications respiratoires

Le gain de poids a été associé à une augmentation de l’incidence ou de la gravité de conditions telles l’asthme, la maladie pulmonaire obstructive chronique, l’apnée du sommeil et le syndrome obésité-hypoventilation. La perte de poids a, pour sa part, été associée à une nette amélioration de ces conditions et une réduction du besoin de traitements